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Leadership

7 stratégies pour vous aider dans la prise de décision

14 juin 2022
7 stratégies pour vous aider dans la prise de décision

La prise de décision lorsque l’on est manager n’est pas un long fleuve tranquille. Décider peut être d’autant plus difficile que l’on est dans un système « vivant », voire en mouvance perpétuelle, qui exige beaucoup de lucidité pour prendre une décision. Décider revient à tenir compte de multiples facteurs humains, organisationnels et environnementaux. Alors dans des environnements parfois anxiogènes tels que nous les connaissons depuis la crise du coronavirus, nous verrons que l’intelligence émotionnelle est une compétence incontournable pour décider tout en régulant ses émotions. Outre la régulation des émotions, nous vous proposons 7 stratégies (décider seul, décider collectivement, décider en faisant du benchmarking, en se fiant à son intuition, etc.) pour favoriser la prise de décision, avec pour chacune leurs avantages et leurs inconvénients. A vous de jouer !

Faciliter la prise de décision, et si vous vous connectiez à vos émotions ?

En tant que manager, votre lucidité dépend de votre intelligence émotionnelle et en particulier de votre capacité à réguler vos émotions. L’Etude Follow your Gut  de 2019, a montré que les personnes qui disposent d’une intelligence émotionnelle faible, peu réceptive à leurs ressentis, prenaient plus souvent des décisions inadaptées. Puisqu’il est très courant de se laisser happer par nos émotions lorsqu’il s’agit de prendre une décision, essayez de limiter ce biais des émotions immédiates qui viennent influencer votre jugement. Tâchez de prendre du recul, de vous mettre dans la peau de quelqu’un d’autre par exemple, et de vous demander ce que cette autre personne ferait. L’objectif étant de prendre une décision la plus rationnelle possible. ­­

A cela s’ajoute, une autre qualité, votre capacité à lâcher-prise, une arme précieuse pour décider efficacement. Le lâcher-prise est l’état où l’individu réussit à prendre de la distance. Vous pouvez vous entraîner avec des exercices de pleine conscience par exemple. L’étude de Megan Reitz et Michael Chaskalson, professeurs à la Hult International Business School, montre que dix minutes de pratique soutenue et quotidienne de pleine conscience améliorent trois aptitudes essentielles aux leaders d’aujourd’hui : la résilience, la collaboration et l’aptitude à diriger dans des conditions complexes.

Finalement, le manager, en travaillant sur soi, va faire évoluer sa manière d’être, sa posture et par conséquent, observera de vrais changements au sein de son équipe : une équipe plus engagée, car un manager aligné, à l’écoute, plus humain, qui n’a pas peur de décider, qui fait confiance, etc. Une connaissance de soi non négligeable.


*Lire aussi : Managers, les super-pouvoirs de la connaissance de soi.

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Faites votre choix parmi les 7 stratégies pour décider efficacement

Si l’on parle de management et de prise de décision, voici quelques techniques qui peuvent vous aider dans votre processus de décision.  

1. Décider seul 

Réfléchissez seul aux alternatives possibles avec pour objectif d’arrêter un choix définitif et personnel. Par exemple, faites le pour ou le contre pour chaque alternative.
L’avantage, la décision ne dépend que de vous et peut être prise rapidement.
L’inconvénient, votre décision reste très subjective, vous passez peut-être à côté d’avis clefs.

2. Décider collectivement

Cela consiste à discuter de choix possibles avec un groupe afin de déterminer une solution finale. Il peut s’agir également de chercher en groupe toutes les alternatives possibles, pour qu’au final, une seule personne prenne la décision. Par exemple, faites un brainstorming et générez des idées de manière libre ou hiérarchisée autour d’une problématique.

L’avantage, la démarche de prise de décision en équipe multiplie les solutions envisagées et permet d’avoir différentes visions (donc un niveau de connaissance plus élevé). Elle offre également une meilleure appropriation du problème.  

L’inconvénient, vous devez utiliser des procédures de travail et des règles collectives pour trouver une solution, qui, il faut le dire, parfois n’aboutit pas ou n’est pas aussi pertinente qu’individuellement. Autre point, cette démarche prend du temps, car vous devez laisser chacun s’exprimer librement.

3. Faire appel à un tiers 

Il s’agit de faire appel à une personne de confiance, étrangère à votre propre contexte quotidien. L’objectif est de lui demander un conseil, un éclairage, un point de vue différent sur le problème que vous rencontrez. Vous vous tournez par exemple vers un coach, un autre manager, un membre de votre réseau professionnel, etc.

L’avantage, outre le côté rassurant de prendre un avis extérieur, cette démarche est une prise du recul ainsi qu’un gain de temps par rapport à une réflexion menée seul.

L’inconvénient, ce tiers ne connaît pas tous les tenants et aboutissants concernant la décision à prendre, il ne faut donc pas que vous preniez au pied de la lettre ce qu’il vous conseille.

4. Faire du benchmarking

Informez-vous sur ce qui se fait ailleurs, faites des comparaisons, en deux mots, inspirez-vous ! Ainsi vous prenez connaissance des problèmes, des solutions apportées, des moyens utilisés, des grilles d’évaluations ou autres instruments efficaces, et des résultats obtenus.

L’avantage, cette démarche est celle du moindre effort : vous vous appuyez sur des valeurs sûres, déjà expérimentées.

L’inconvénient, vous ne vous démarquez pas de vos voisins et en effectuant les mêmes choix, vous reniez vos valeurs personnelles. Enfin, attention, ce qui fonctionne pour un service ou une entreprise donnée, ne fonctionne pas systématiquement dans un autre environnement.

5. Agir puis réfléchir

Cela consiste à trancher très rapidement sans envisager toutes les alternatives possibles.

L’avantage, vous décidez rapidement et vous avancez, sans avoir à subir des influences pouvant vous faire dévier de l’objectif premier. Vous bénéficiez d’un retour d’expérience rapide, vous évaluez les erreurs possibles et vous vous forgez ainsi une meilleure capacité à décider.

L’inconvénient, cette démarche repose sur l’expérience, l’intuition et le hasard et ne prend pas en compte toutes les informations qu’il serait possible de recueillir avec plus de temps. Enfin, vous engagez fortement votre responsabilité, notamment en cas d’échec.

6. Chiffrer les avantages et inconvénients de chaque solution

Vous analysez, calibrez les informations en fonction de leur importance, vous procédez aux calculs et vous décidez en fonction des conclusions recueillies. Cela peut se faire seul ou en groupe. Par exemple, vous décidez d’une échelle allant de -1 à -5 et de +1 à +5 selon l’importance de l’avantage ou de l’inconvénient.

L’avantage, votre prise de décision est rapide et démocratique et peut s‘organiser aussi autour d’une grille multi-critériée dans laquelle chaque critère peut être pondéré selon son importance.

L’inconvénient, cette démarche peut parfois être difficile à mettre en place et à animer et suppose un travail préalable d’identification et de formalisation des solutions.

7. Se fier à son intuition

Les décideurs cherchent souvent à prendre une décision acceptable, notamment par rapport à leur propre intuition. A travers nos choix passés, nous pouvons déterminer quelques valeurs qui conditionnent nos décisions intuitives.

L’avantage, la prise de décision intuitive peut être rapide, à condition d’avoir une connaissance poussée de votre environnement et des paramètres en jeu. L’intuition se construit sur l’expertise et valorise donc les expériences passées ou les retours d’expériences connues.

L’inconvénient, vous devez accepter le risque, car chaque « éclair » n’est pas toujours pertinent ! Le risque est d’occulter des alternatives possibles, donc veillez à rester neutre, à prendre du recul par rapport à vos propres envies ou blessures. Enfin, sachez qu’il est parfois difficile de présenter une décision comme étant le résultat de son intuition à ses collaborateurs.

Le pouvoir de la décision est donc central, et notamment corrélé aux notions de responsabilité et de confiance. Par rapport à la responsabilité, comment en effet, être responsable de choses que l’on ne décide pas soi-même ? Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à rebondir en commentaires.

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