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Leadership

Gagnez le pari de la diversité culturelle en utilisant les différences comme levier de performance

2 juillet 2019
diversité culturelle en entreprise, un atout

Les cultures s’interpénètrent et se croisent… Bonne nouvelle ! Les entreprises étant de plus en plus confrontées aux défis de la diversité, elles sont conduites à inventer un management novateur, qui transforme les différences en atouts. Le management interculturel est devenu notre challenge quotidien : ce n’est plus un luxe, c’est une capacité indispensable à acquérir.

 

Oubliez les cultures trop homogènes

La culture est à une équipe ce que la personnalité est à un individu. C’est un paramètre identitaire collectif. Chaque équipe, selon son histoire spécifique, élabore un ensemble de croyances partagées, de comportements collectifs, de modes opératoires, d’expressions linguistiques, d’us et coutumes. C’est d’ailleurs lorsque nous sommes confrontés à d’autres que nous reconnaissons notre propre culture.

Un des facteurs déterminant du profil « culturel » d’une équipe ou d’une entreprise est la présence majoritaire d’un même type de personnalité parmi ses membres. « Ce noyautage culturel », peu conscient, entraine au sein d’une équipe un ensemble de croyances fondamentales et de comportements à la fois cohérents.

Mais cette homogénéité culturelle affaiblit. Les cultures pérennes sont celles qui changent en apprenant au contact des autres. La diversité culturelle est donc source de force et d’évolution.

De nos différences, naissent nos complémentarités et notre efficacité collective. Mais les cultures ne se décrètent pas, elles se construisent. La rencontre et l’apprentissage culturels sont faits d’écoute et de lenteur, ils exigent du temps et de la patience.

 

Capitalisez sur la diversité au sein des équipes

Appliquée à l’entreprise, la diversité désigne la variété de profils humains qui peuvent exister en son sein (origine de pays, de région, de quartier, patronymique, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc.).

Depuis son lancement en octobre 2004, la Charte de la diversité incite les entreprises à garantir la promotion et le respect de la diversité dans leurs effectifs. En la signant, ces entreprises s’engagent à lutter contre toute forme de discrimination et à mettre en place une démarche en faveur de la diversité.

Gérer la diversité, c’est développer une approche centrée sur l’individu, de reconnaissance et de valorisation des différences individuelles, comme autant atouts pour la performance de l’entreprise. C’est s’intéresser à ce que les autres pensent et font, à leurs façons de communiquer, à leur rapport à la hiérarchie et aux clients, à leur façon de se former ou de mesurer la performance, de se réunir, à leurs rituels et à leurs valeurs.

 

Faites un pari gagnant-gagnant

La diversité présente beaucoup d’intérêts pour l’individu comme pour l’entreprise. Bien managée, elle favorise la cohésion sociale, tout en répondant à des enjeux économiques. En s’appuyant sur la diversité, l’entreprise :

  • Démontre son engagement en tant qu’entreprise socialement responsable,
  • Construit une image positive vis-à-vis de ses clients, de ses partenaires et de ses salariés,
  • Optimise sa gestion des ressources humaines par l’optimisation des compétences et l’implication des salariés,
  • Augmente sa performance économique : sur le long terme, une équipe diversifiée et aux synergies complémentaires, permet de mieux comprendre les attentes des différents types de clients, d’améliorer le service rendu, de développer sa capacité d’innovation et de mieux s’adapter au changement.

 

C’est à travers la diffusion d’une culture de la tolérance et de la collaboration, mais aussi à travers l’existence d’espaces de dialogue permettant à chacun d’exprimer ses préoccupations et ses propositions en rapport avec le vécu de situations concrètes, que cet enrichissement pourra se déployer.

 

Affranchissez-vous des freins à la diversité

Naturellement, les freins à la diversité existent : en France, par exemple, notre culture reste bien assez individualiste et hiérarchique et nous ne sommes pas toujours les champions du changement, que nous vivons bien souvent comme une contrainte. Ainsi, on peut imaginer parfois que coopérer, c’est surtout bon pour les autres.

Peu importe car notre culture possède par ailleurs tout un ensemble de caractéristiques ultra-dynamisantes. Mais le défi consiste à nous affranchir des freins naturels lés à notre culture d’appartenance, qui pèsent et nous empêchent souvent d’avancer vite pour s’adapter aux exigences de l’efficacité collective.

Ce n’est évidemment pas en quelques jours qu’on gagne le pari de la diversité, mais au minimum en quelques années. Le respect de la temporalité est essentiel si on ne veut pas risquer que la nouvelle culturelle soit artificielle.

 

Valorisez la différence au quotidien

Diversité culturelle au sein des équipes

Le nouveau modèle culturel doit séduire et non s’imposer. La différence exige en effet d’être non seulement reconnue mais aussi d’être managée. Alors, comment s’y prendre ?

  • Pour être acceptées, les différences doivent pouvoir s’exprimer. Il est donc inutile de « lisser » les comportements et de limiter l’expression des singularités. Au contraire, favorisez leur expression,
  • Repérez les symptômes d‘exclusion chez les collègues (absentéisme, retards, rares échanges, faible concentration au travail, …),
  • Cherchez et mobilisez les « exclus », invitez-les à se joindre à des activités de groupe.
  • Faites régulièrement le lien entre diversité et performance lorsque vous communiquez auprès de vos collaborateurs,
  • Soyez ferme face aux comportements discriminatoires et exprimez clairement et rapidement qu’ils ne sont pas acceptables. Recadrez systématiquement les comportements consistant à exclure l’autre.

 

Valoriser la différence, c’est aussi accepter un certain désordre, des tensions entre clans, une image d’organisation un peu brouillée. Au final, c’est le pragmatisme, qualité indispensable de l’entreprise, qui permettra à cette dernière de profiter de l’enrichissement attendu.

 

Portrait-robot du manager interculturel

  • Ouvert d’esprit, curieux et positif : le manager interculturel sait reconnaitre en l’autre des différences valorisantes à ses yeux : « En vous, j’aime ce que je ne suis pas. Ensemble, nous nous enrichissons ».
  • Tolérant et patient face à l’ambiguïté, l’incertitude et l’imprévisible : le manager interculturel respecte les autres pour ce qu’ils sont et accepte qu’ils puissent avoir des comportements différents de ceux que l’on attendrait,
  • Empathique et doté de capacités relationnelles : le manager interculturel a le goût du contact et privilégie la coopération et le consensus pour parvenir à bâtir quelque chose ensemble,
  • A une bonne connaissance de lui-même : le manager interculturel a une forte conscience de sa propre identité mais aussi de ses propres préjugés,
  • Est attentif aux rituels qu’il met en place afin qu’ils soient cohérents avec les valeurs de l’entreprise tout en étant respectueux des différentes cultures. Et cela concerne tout autant l’entretien d’embauche que la réunion du lundi matin, en passant par la pause-café, les gestes de salutations, les codes de politesse, etc.

 

Et n’oublions pas que chacun de nous est unique. Chaque être humain est à lui seul une culture. D’une certaine façon, nous sommes tous des étrangers les uns pour les autres, personne ne ressemble à personne et cela, c’est notre point commun à tous !

Edgar Morin le disait si bien : « Les humains doivent se reconnaitre dans leur humanité commune, en même temps que reconnaitre leur diversité tant individuelle que culturelle. »

Pédagogie

Feedback is a gift

6 juin 2019

Le feedback est un art de la communication managériale. Pour tout collaborateur, rien de pire que de recevoir sans cesse des feedbacks destructeurs, voire de ne jamais recevoir aucun feedback et de travailler continuellement sous silence. Un feedback réussi est un formidable outil pour manager la performance, développer les compétences et motiver les équipes.

Alors comment faire du feedback un acte bienveillant et exigeant à la fois, perçu et vécu comme une opportunité de progresser ?

 

Vous débutez dans l’art du feedback ?

Volontaire et désireux d’enrichir les relations humaines au sein de votre équipe, vous tentez de mettre en pratique l’approche du feedback. Alors comment éviter les pièges les plus fréquents ?

  • Un seul feedback par an ? Le risque, un feedback à froid, très formel, qui engendre souvent démotivation voire des conflits.
  • Essentiellement des feedbacks formels? Pourquoi pas, mais il ne peut à lui seul, construire le cadre sain d’une relation managériale.
  • Uniquement des feedbacks négatifs ? En soulignant exclusivement ce qui ne va pas, votre collaborateur peut se sentir humilié. Exigeant, oui, mais tout en étant constructif et bienveillant.
  • Un feedback superficiel ? Non préparé, peu étayé, flou, votre feedback ne sert à rien et ne permet pas de définir des axes d’amélioration.

 

Instaurer une culture du feedback ne s’improvise pas. Elle demande du courage managérial, et implique de bouleverser nos habitudes. Pourtant, elle est une compétence élémentaire du manager , qui bien menée, permet aux collaborateurs d’évaluer leur performance et la qualité de leur travail, mais aussi d’améliorer la qualité de la relation collaborateur/manager.

 

Optez pour un feedback efficace fondé sur la communication positive

Qu’est-ce qu’un feedback efficace ?

Il comporte plusieurs qualités qui font qu’il sera mieux accepté et entendu :

  • Il est dans l’écoute, il prend en compte ce que l’autre pense ou dit.
  • Il est factuel, il ne juge pas la personne mais ce qu’elle a fait.
  • Il est assertif et direct. Il ne tourne pas autour du pot.
  • Il est respectueux de l’autre, il prend en compte ses besoins.
  • Il est bienveillant et constructif, c’est-à-dire utile à l’autre.

Le feedback peut s’exercer de deux manières : il peut être positif (marquer sa reconnaissance) ou négatif (exercer une critique ou un reproche). Un feedback peut aussi comporter les deux dimensions dans une même communication.
Enfin, il est réciproque : on donne et on reçoit du feedback.

 

Agissez en conscience

Avez-vous remarqué que certains feront plus facilement part de leur insatisfaction que de leur satisfaction ? Tandis que d’autres, au contraire, adoreront envoyer des compliments mais resteront muets devant les nécessaires critiques constructives ? Prendre conscience de votre préférence peut vous aider à faire un pas important dans votre communication et vos relations.

 

 

feedback

Nos astuces : quand feedback rime avec signes de reconnaissance « positif »

Prenez le temps de la réflexion

Prenez le temps de considérer chaque membre de votre équipe et posez-vous la question : « Quels sont les mérites que je peux sincèrement lui attribuer ?». Attention, il ne s’agit pas de « composer un compliment », qui serait tout sauf authentique : l’autre s’en apercevrait et ce serait manipulateur. Il s’agit d’exprimer quelque chose que vous pensez réellement et que vous n’avez pas exprimé à votre collaborateur.

Il peut s’agir :

  • De sa manière de penser : « Je reconnais que vos arguments sont persuasifs », « Votre point de vue est différent du mien, mais très éclairant ».
  • De ce qu’il éprouve : « Votre colère est certainement légitime », « J’ai beaucoup de respect pour l’importance que vous attachez au fait que ce dossier soit correctement traité ».
  • De ses actes et des efforts accomplis : « La manière dont vous avez désamorcé ce conflit a été très efficace », « Merci d’avoir écrit ce premier jet ».

 

Les feedbacks de reconnaissance sont puissants : ils créent du lien, permettent de rapprocher les points de vue et de dépasser certains préjugés.

Il faut se souvenir que l’on peut être en désaccord avec quelqu’un et cependant, sur certains points, lui reconnaître des talents et du mérite. Ce n’est pas un signe de faiblesse ; bien au contraire, c’est poser les bases d’une relation équilibrée et ne pas sous-estimer l’importance que nous, humains, attachons au regard d’autrui.

 

 

Nos astuces pour un feedback « négatif » mais toujours constructif

Préparez votre propos

Cette réflexion personnelle est importante, elle vous permettra de mettre les mots justes. N’hésitez pas à préparer vos idées par écrit. Le plus difficile lors de cet exercice, est d’exprimer ce qui ne vous convient pas tout en préservant la motivation de votre collaborateur et la relation que vous entretenez.

 

Une critique / un axe d’amélioration

Bien formuler une critique ne consiste pas à donner des ordres, mais à exprimer une demande : « Ça ne va pas, t’es toujours en retard pour me rendre tes dossiers, en plus tu ne me préviens jamais, tu ne sais pas communiquer convenablement, tu n’as pas l’esprit d’équipe… ». Vous imaginez aisément qu’un tel chapelet de propos négatifs n’aura pour seul effet que de braquer votre collaborateur. Face à ce flot de reproches, à quoi bon faire des efforts et changer son comportement ? Votre collaborateur va au contraire se focaliser sur ce que vous lui reprochez et persister dans son attitude. Centrez votre critique sur un seul point d’amélioration.

 

Restez ouvert au dialogue

Une fois votre propos clarifié, vous pouvez aborder la discussion sereinement. Gardez bien en tête qu’il faut faire court, être respectueux et tolérant. Ne sermonnez pas votre collaborateur, même s’il y a un rapport de hiérarchie entre vous, il n’y a pas de jeu de dominant – dominé, vous êtes d’égal à égal.

 

Formulez votre critique, tout un art

Il est préférable d’utiliser le « Je » pour bien marquer que vous émettez la critique en votre nom. Évitez les formules comme « C’est inadmissible », ainsi que les généralisations. Préférez les « J’ai une remarque à te faire », « Il est important pour moi », « Ce sont mes exigences », « Les conséquences pour moi »…

 

Allez jusqu’au bout de votre démarche

A contrario, adopter une attitude posée ne doit pas vous empêcher d’exprimer clairement vos limites. Par le choix des mots et le ton juste, votre collaborateur prendra la mesure de la gravité du problème évoqué ou des conséquences de son erreur ou de la situation. Pas question pour vous de minimiser ou d’atténuer ce que vous avez à dire sous prétexte d’être courtois.

 

Adoptez une position d’écoute

Après avoir formulé votre critique et votre demande, placez-vous en position d’écoute, en laissant un espace d’expression. Vous pouvez ouvrir le dialogue en disant « J’ai pensé à cette solution, et toi, qu’en penses-tu ? ».

 

Fixez-vous une échéance 

Lors de la discussion, il est important de fixer des objectifs et des échéances. Cela donnera plus de poids à votre demande et l’inscrira dans une optique d’amélioration des relations : « On se revoit dans X semaines » ou « On en reparle après tel projet que tu vas prendre en charge ». Et pensez bien à l’inscrire dans votre agenda pour tenir parole.

 

Alors oui, le feedback, s’il est bien mené, est un véritable cadeau. Que ce soit à titre privé ou dans l’entreprise, les gens souhaitent et attendent des commentaires sur leur activité. Mais il y a encore un long chemin à parcourir, puisque 65% des salariés indiquent qu’ils souhaitent davantage de feedback et 39% déclarent ne pas se sentir appréciés au travail. Des chiffres qui nous laissent songeurs quand on sait que feedback et engagement sont intimement liés.

Clin d'oeil

Quel héros êtes-vous ?

4 janvier 2018
Découvrez votre profil de héros

Cette année, nous adressons des voeux singuliers et inspirants. Les séries TV et les comportements de leurs héros sont une mine d’or, et en disent long sur le management des hommes. Alors, prenez le temps de vous identifier à un des 3 héros féminins si vous êtes une femme, ou à un des 3 héros masculins, si vous êtes un homme ; prenez conscience de vos forces et lisez les challenges professionnels et personnels que nous vous avons concoctés.

Bonne année !

Cinaps Bonne année 2018

Leadership

Et vous, quels drivers utilisez-vous ?

24 novembre 2017

Savez-vous que nous utilisons tous, selon notre personnalité, un ou deux drivers. Ces injonctions, ou « petites voix » nous poussent à adopter tel ou tel comportement. Ces messages ont, au départ, une visée positive. Mais, à l’âge adulte, ils deviennent parfois des messages contraignants. Et en cas de stress, ils influencent et orientent nos actions, et peuvent nous causer du tort. Alors quelles sont les caractéristiques de ces 5 drivers et comment trouver les antidotes pour transformer ces messages contraignants en messages positifs ? Voici quelques explications.

 

 

Que se cache-t-il derrière ces 5 drivers ?

Les Drivers (en anglais : ce qui nous conduit) sont des comportements développés lors de notre petite enfance et qui nous permettaient d’obtenir l’attention de nos parents ou tout autre figure parentale.

Taïbi Kahler, psychologue américain et analyste transactionnel a identifié 5 drivers qui sont les suivants : Sois parfait ! Fais plaisir ! Fais effort ! Sois fort ! Dépêche-toi !

Peut-être avez-vous déjà remarqué ces « petites voix », qui en cas de stress, prennent les manettes et nous pilotent. Ces messages nous empêchent de nous donner la permission de réussir pleinement ce que nous entreprenons. Un exemple : « Sois fort, sinon tu te feras marcher dessus ».

 

Les caractéristiques de chaque driver :

 

  • Fais plaisir !

Le « Fais plaisir » a besoin de se sentir accepté et aimé par tous. Il a peur de décevoir, de ne pas être bien vu. Il éprouve des difficultés à dire non et ne trouve son propre plaisir que dans le besoin impérieux de satisfaire celui d’autrui.

 

Avantages : il peut être un véritable atout dans un travail d’équipe où il œuvrera d’arrache-pied à l’amélioration de l’ambiance et de la bonne entente entre ses membres. Il aime prendre soin des autres avec des petites attentions de confort ou d’ambiance : par exemple, il pensera au café pour les pauses ou à la musique d’ambiance pour la détente.

 

Inconvénients : à force de vouloir contenter tout le monde, au risque de s’oublier lui-même, il peut se retrouver dans des situations compliquées, allant même parfois jusqu’à mécontenter les autres par manque de position claire.

  

  • Sois-parfait !

La fée qui s’est penchée sur le berceau du « Sois parfait » lui a laissé l’obligation d’être parfait en tous points, aussi ne supporte-t-il pas l’imperfection, l’à-peu-près, l’incompétence, le non fini, etc. Il voit tout de suite l’erreur ou ce qui manque et est très exigeant envers lui-même et/ou envers les autres. Il est orienté vers les objectifs et les solutions.

 

Avantages : dans une équipe de travail, il verra à coup sur toutes les imperfections, les petits détails, les choses qui ne sont pas conformes, pas idéales, etc. Il est organisé et méticuleux. Il ne laissera pas un travail en cours sans le terminer.

 

Inconvénients : son perfectionnisme peut finir par agacer par son souci du détail. Il se montre souvent perfectionniste, voire dogmatique. Pour lui rien n’est jamais fini, on peut toujours améliorer.

 

  • Fais effort !

Le Chevalier « Fais effort » a pour ambition de démontrer aux autres qu’il fait de son mieux. Il a peur de ne plus être aimé parce qu’il réussirait sans effort. Il se sent obligé de montrer à quel point il se démène, au risque d’être moins intéressé par les résultats que par le travail lui-même.

 

Avantages : dans une équipe, il aime la nouveauté et les projets. Il est plein d’énergie et entraînera les autres dans un sillon positif en suscitant l’adhésion aux projets en cours.

 

Inconvénients : il s’épuisera vite à la tâche et aura du mal à terminer un projet, car il risquerait alors de perdre l’occasion de montrer à son entourage à quel point il travaille. Le « Fais effort » s’autorise très peu de moments de plaisir et a tendance à se plaindre facilement.

  

  • Sois fort !

« Quand on est un homme, on ne pleure pas ». C’est le modèle du « Sois fort », dans lequel l’enfant apprend à ne plus exprimer ses sentiments et à taire ses besoins.

 

Inconvénients : il éprouve des difficultés à se livrer, à montrer ses blessures internes et ses faiblesses. Ainsi, le « Sois fort enfant » considère qu’il ne peut compter que sur lui-même et que « les gens bien sont ceux qui sont forts également ». II instaurera alors des relations de défi avec ses interlocuteurs : « Je me suis fait tout seul, je n’ai eu besoin de personne, ne comptez pas sur moi pour jouer les nounous ».

 

Avantages : l’aspect positif de ce message est la ténacité et la résistance. Le Sois fort s’attaquera volontiers à plusieurs projets de front pour se prouver qu’il est à même de les mener tous à bien.

 

  • Dépêche-toi !

Le « Dépêche-toi » a toujours peur de manquer de temps, quitte à ne pas ne s’autoriser à réfléchir. Lorsqu’une personne est sous l’emprise d’un driver « Dépêche-toi enfant », elle se sent contrainte à se dépêcher. Elle est toujours à court de temps et très régulièrement en retard.

Dans un « Dépêche-Toi parent », la personne attend des autres qu’ils se dépêchent. Elle est impatiente et ne supporte pas d’attendre. L’aspect positif de ce message est l’efficacité à réaliser des projets dans des délais courts. Mais l’impatience d’un individu sous l’emprise d’un « Dépêche-toi » l’empêchera parfois de se donner le temps nécessaire à la bonne réalisation du projet.

 

 

Messages contraignants, comment se soigner ? Nos antidotes.

 

Nous pouvons tous « ramollir » nos messages contraignants. Il suffit pour cela de trouver les antidotes et de se donner des permissions. Autrement-dit, de transformer le message contraignant en message positif.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais plaisir », votre antidote est : « Pense aussi à toi ! ».

Il vaut mieux d’abord s’occuper de soi, de ses intérêts pour être bien avant de vouloir s’occuper des autres, car on ne donne que ce que l’on est et il est impossible de plaire à tous et en toutes circonstances. Osez dire non au risque de déplaire, apprenez à dire avec tact des choses désagréables quand cela est nécessaire car s’il est important d’être apprécié, il est aussi important d’être respecté.

 

  • Si votre message contraignant est « Sois parfait », votre antidote est : « Sois réaliste ! ».

Il n’est pas possible de tout maîtriser, ne vous en inquiétez pas outre mesure et retirez-en une grande sérénité personnelle. Faites le deuil des réalisations parfaites, utopiques et impossibles. Acceptez vos limites et les contraintes de la réalité. Donnez-vous le droit à « l’approximation juste », car la sur-qualité coûte cher. Faites la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais effort », votre antidote est : « Réussis à ta mesure ! ».

L’essentiel dans la vie n’est pas de s’acharner mais d’obtenir des résultats. On réussit mieux ce qu’on aime et on travaille plus efficacement quand on prend du plaisir. Ajustez vos efforts en conséquence : différez les travaux trop contraignants, simplifiez vos méthodes de travail, soyez fier de vos réussites même si elles sont obtenues aisément et apprenez à vous faire plaisir.

 

  • Si votre son message contraignant est « Sois fort », votre antidote est : « Sois ouvert ! ».

Il vaut mieux prendre le risque de se montrer tel qu’on est (avec ses faiblesses et ses doutes) et dire ce qu’on pense et ressent. Donnez-vous le droit à l’erreur et donnez-le aux autres. Exprimez vos doutes, demandez de l’aide ou des conseils. Refusez la surcharge excessive, osez déléguer et faire confiance à vos collaborateurs. Arrêtez de vivre dangereusement pour montrer votre valeur…

 

  • Si votre message contraignant est « Dépêche-toi », votre antidote est : « Gère ton temps ! ».

Il vaut mieux travailler au rythme optimal en utilisant bien le temps dont on dispose. Donnez-vous des priorités et des échéances, travaillez à votre rythme, sans culpabiliser, et tenez compte de celui des autres. Efficacité n’est pas forcément synonyme de rapidité. Ecoutez les autres patiemment, sans les interrompre et prenez le temps d’approfondir.

 

Vous souhaitez aller plus loin et savoir comment accompagner vos collaborateurs en fonction de leurs drivers. Contactez-nous !