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Laetitia Tereygeol

Transformation

Marketing de la formation : comment donner envie ?

25 octobre 2018
marketing de la formation comment donner envie ?

Donner l’envie de se former, susciter une émotion, un déclencheur pour s’engager dans une formation… c’est l’art du branding, du marketing de la formation. Les outils à disposition sont une aide précieuse pour influer les comportements et engager les collaborateurs à apprendre. L’évolution de l’écosystème de la formation place le stagiaire en position de consommateur (logique d’achat de formation via le CPF). Le service de formation est donc plus que jamais au service d’un client pour lui donner l’envie de s’engager dans une formation qui répond à ses besoins. Alors voici nos conseils pour construire une offre innovante, cohérente et attractive.

 

Comment le concept de marketing de la formation crée-t-il de la valeur ?

comment le marketing de la formation crée de la valeur

  • Il questionne le besoin, anticipe les désirs, et développe une approche Customer Centric.
  • Il permet la co-création de valeurs.
  • Il favorise l’adhésion en interne.
  • Il valorise la formation pour en faire un véritable levier de changement pour l’entreprise.

 

 

Nos 7 conseils pour “marketer” une offre séduisante :

 

  • Créer du lien entre l’offre de formation et la stratégie de l’Entreprise. 

Le marketing doit pouvoir valoriser la création de valeur créée par la formation en rejoignant la stratégie d’une organisation et le développement des compétences des individus qui la composent. Quelle est sa valeur ? En quoi sert-elle l’individu ? Augmente-t-elle sa compétence, tout en restant dans une perspective collective ?

 

  • Connaître les besoins des apprenants, anticiper leurs désirs.

Pour marketer une offre centrée sur les besoins des collaborateurs, interrogez-vous sur leurs motivations, leurs freins, leurs contraintes, et leurs objectifs. Menez une réflexion à partir des attentes du client final, car désormais l’apprenant est à considérer comme un consommateur à part entière, qui veut être acteur de son parcours de formation. C’est grâce à cette analyse que vous élaborerez une offre de formation adéquate et impliquante.

 

  • Construire une expérience utilisateur (UX) engageante.

une offre engageante et un apprenant satisfaitIl s’agit de « designer » un parcours apprenant complet, innovant, et surtout qui incite l’utilisateur à continuer dans le processus d’apprentissage.

Veillez donc à l’expérience d’usage des produits ou services proposés, mais également, dans un contexte digital, à la façon de concevoir des outils digitaux (E-learning, blended-learning, social learning, mobile learning, MOOC, COOC, SPOC, serious games, vidéo interactive) : une navigation fluide, intuitive, simple, et des contenus à forte valeur-ajoutée. Car il suffit d’une mauvaise expérience sur la plateforme de formation, par exemple, pour que l’apprenant ait une opinion dégradée du mix global de la formation.
Donc attention au temps de chargement trop long, aux teasers qui ne donnent pas envie, à l’absence de vidéos, au contenu iconographique trop pauvre, à l’absence de storytelling, etc.

 

  • Travailler la forme, le « branding ».

Vous avez sans doute conçu la meilleure formation au monde, mais si vous n’avez travaillé ni sa visibilité ni sa lisibilité lors du lancement, le nombre de candidatures risque de rester faible. Donc le « branding » est primordial : il définit la personnalité et la mission d’une formation, donne une cohérence au tout.

Une attention particulière sera accordée au « naming » (intitulé des formations), tout comme à l’écriture d’un résumé accrocheur, affichant la valeur ajoutée.

L’identité visuelle propre à l’ensemble des supports de formation ainsi que le fil rouge vont aider les apprenants à rentrer dans un univers de manière plus créative, plus ludique. Grâce à ces repères, ils mémoriseront mieux le contenu pédagogique. Ainsi par exemple, pour une des formations développées par Cinaps, nous avons préféré l’intituler « Osez la communication positive » plutôt que « Formation à l’écoute active », moins engageant.

 

  • Pratiquer l’art du storytelling.

Une mise en récit est indispensable pour installer tout un univers de façon pérenne dans les mémoires. Il y a donc des thèmes récurrents qui vont être utilisés comme le voyage dans l’espace, choisi par Cinaps avec le fil rouge de l’expérience d’Apollo 13 pour former au management à distance.  Mais aussi la musique, l’art, la gastronomie… ils donnent de la couleur au récit. Mais avant cela, le récit est comme une maison qu’il va falloir construire. Car murement réfléchi, le storytelling va provoquer l’attention, puisqu’il offre une vision, un fil conducteur, un ordonnancement, et enfin de l’émotion.

Ainsi, un storytelling réussi (une scénarisation structurée associée à un langage original et différenciateur) va donner à l’apprenant les moyens de devenir un véritable acteur de la formation.

 

  • Pitcher la formation.

Pitcher est un art indispensable pour séduire et engager les apprenants. Votre plume devra être soignée et le style accrocheur, en travaillant notamment les énoncés, les objectifs, et les bénéfices de la formation pour votre client final.

Vous veillerez également à construire un plan de communication pour vendre la formation : quels sont les vecteurs les mieux adaptés pour diffuser l’offre ? Quels supports de communication concevoir pour les promouvoir (teaser, plaquette, e-mails…).

 

  • Gérer l’après formation.

Le principe est de faire de vos apprenants de véritables ambassadeurs de la formation. Pour cela, créez des communautés apprenantes, via un réseau social, un espace collaboratif, un lieu d’échanges virtuel qui permettra de poursuivre au-delà de la formation.
Satisfaits, nourris et impliqués, les collaborateurs formés n’ont pas fini de vanter les mérites des formations que vous leur proposez.
Enfin, utilisez la vidéo, pour faire témoigner les stagiaires et dévoiler les changements générés par votre dispositif. Parlez des réussites, raconter des histoires, faîtes rêver !
Dernier point, mettez en place des outils et des processus d’évaluation. De toute évidence, il faudra démontrer que la formation contribue à la performance de l’entreprise.

 

Le marketing devient aujourd’hui un enjeu essentiel de la transformation de la logique de formation.

Il ne s’agit plus d’initier des actions de formation mais bien de susciter l’envie pour que chaque individu trouve une réponse à ses envies et à ses besoins. Les apprenants sont aujourd’hui de vrais consommateurs, exigeants de surcroît. Pour répondre à leurs exigences, la formation doit savoir intégrer l’approche et les outils du marketing dans une vraie démarche d’enchantement et de relation aux nouveaux clients de la formation.

 

Transformation

Infographie : Big Bang de la formation professionnelle

12 septembre 2018
formation professionnelle nouveaux roles acteurs

La nouvelle loi sur la formation professionnelle entraîne des changements majeurs. Faisons le point sur les nouveaux rôles des acteurs : individu, Etat, Urssaf, opérateurs de compétences, branches et syndicats professionnels, entreprises, qui fait quoi ?

 

Big bang de la formation ouveaux roles des acteurs

Vous avez des questions, vous souhaitez en discuter. Contactez Christophe Rodet, responsable des projets de transformation auprès des organisations professionnelles,  christophe.rodet@cinaps.com

Transformation

Expérience collaborateur : comment tendre vers un « Wake up augmenté » ?

30 juin 2018

Plus besoin de le dire, le contexte sociétal s’est profondément transformé impactant le monde du travail et ses principaux acteurs. Les enjeux sont pourtant bien présents pour les entreprises : se distinguer concurrentiellement et être capable de naviguer dans un monde aussi complexe qu’incertain. Et si on s’intéressait enfin à l’expérience collaborateur ?

Chacun y va donc de sa petite analyse sur le sujet, lui-même issu d’une « expérience client centric » et c’est tant mieux car cela prouve enfin la nécessité de changer radicalement la façon d’appréhender et de concevoir le travail mais aussi d’organiser la contribution de chacun dans les organisations. Ouf, on a eu chaud ! On va dorénavant considérer le collaborateur comme un client interne.

 

L’expérience collaborateur, Kezako ? Petit rappel

Par expérience collaborateur on entend l’ensemble des activités, des expériences et des interactions d’un salarié à l’intérieur de son entreprise (il s’agit du vécu de son parcours).

Pour avoir les idées claires, faisons un petit tour d’horizon des nouvelles attentes des collaborateurs dans ce « nouveau monde » du travail, mais en se mettant dans la peau du principal intéressé.

 

Pour vivre une expérience, moi collaborateur, j’ai besoin de…

moi collaborateur, j'ai besoin de

 

  1. Utiliser assez régulièrement les outils digitaux (ordinateur, smartphone….) et être immergé quotidiennement dans ce nouveau monde virtuel. Je suis donc naturellement assez au fait des évolutions dans ce domaine et j’attends de pouvoir travailler avec des moyens digitaux cohérents.
  2. Évoluer personnellement dans un monde où la simplification et la gratuité font référence. Si toi entreprise tu me demandes de faire un effort, attends-toi à devoir donner du sens et à valoriser ce que je sais et ainsi y trouver un retour sur investissement tangible et mesurable.
  3. Être informé (médias), m’exprimer davantage (réseaux sociaux) et évoluer dans un monde où la précarité, le changement et le manque de prévisibilité modifient de manière assez importante mon regard sur l’économie, mes relations avec les institutions et le monde du travail, ainsi que les valeurs sociétales. Tout cela peut avoir tendance à me plonger dans une posture de « défiance » face à ce nouvel environnement. Si toi entreprise tu veux que je sois impliqué, il va falloir que tu crées les conditions de ma confiance, de ma collaboration et elle ne sera pas forcément spontanée ou contractuelle.
  4. Pouvoir vivre des moments et des expériences qui sortent de l’ordinaire et qui suscitent des émotions. Si toi entreprise tu me proposes de la routine, des procédures, des injonctions ou encore des règles, ne t’attends pas à ce que je sois véritablement engagé ou même ambassadeur de ta cause ou de ta marque.
  5. Appartenir, échanger, partager et co-construire avec mes collaborateurs et si toi entreprise tu me mets constamment en concurrence avec mes collègues ou sous la pression pour des résultats rapides, attends-toi à des réponses, des attitudes et une posture décalée voire inadaptée aux réels besoins de l’organisation mais aussi et surtout…. aux besoins des clients.

 

Nous l’aurons compris, il ne suffit pas d’aménager ou de rénover des locaux, de mettre des baby foots ou encore des fauteuils de massage à disposition de tous les collaborateurs (conditions matérielles et donc facteurs de motivation extrinsèques) pour satisfaire les collaborateurs !

 

Mais où commence l’expérience collaborateur ? Et comment l’augmenter ?

Essayons de démarrer par une question assez simple mais de mon point de vue essentielle :

Qu’est-ce qui pourrait déjà me donner envie moi collaborateur, de me lever le matin et
de m’investir dans l’organisation ?

On peut alors humoristiquement parler de « Wake up » collaborateur augmenté et des enjeux associés car l’expérience commence là, dans la projection que je fais de mon emploi du temps, de mon employabilité et ce au quotidien.

Hors, restons encore et toujours dans les chaussures de notre collaborateur et essayons de considérer la nouvelle expérience comme celle d’un « client consommateur interne ».

Moi, collaborateur client interne, j’attends et suis stimulé par mon entreprise parce que mon employeur et la marque que je représente me font une…. PROMESSE.

 

Mais quelle promesse ?

  1. Celle d’un projet motivant pour l’entreprise, qui va me donner la vision et la projection d’un avenir prometteur, stimulant et riche aussi bien professionnellement que personnellement.
  2. Celle d’un environnement de travail facilitant, responsabilisant et favorisant la créativité, le partage, les échanges, l’innovation et le droit à l’erreur. Rien que ça !
  3. Celle de trouver chaque jour et à chaque instant l’inspiration parce que les messages, les signaux et les repères que m’envoie mon entreprise et l’encadrement sont alignés puis partagés avec mes besoins, mes attentes et mes valeurs.
  4. Celle d’une organisation agile, adaptable, focalisée sur l’autonomie, les modes de fonctionnement et de management collaboratifs.
  5. Celle d’une organisation où l’équité et le management de la performance s’organisent autour des résultats attendus et supplantent voire suppriment l’égalitarisme et les logiques de pouvoir ou de moyens cloisonnantes et enfermantes.
  6. Celle de me sentir utile, important et reconnu pour mon investissement et mes compétences.
  7. Celle d’utiliser des outils et des moyens technologiques en phase avec ceux de mes interlocuteurs.
  8. Celle de savoir à tout moment quelles sont mes forces et mes marges de progrès pour évoluer et grandir dans mon métier.

 

En bref une expérience collaborateur passionnée et passionnante permettant :

  1. la création de valeur et la rentabilité auprès des clients et des utilisateurs.
  2. l’engagement au travail.
  3. le bien-être.
  4. la mobilité désirée.
  5. la flexibilité.
  6. l’adaptabilité.

 

Notre expertise en accompagnement de la relation client et de la relation collaborateur au sein de Cinaps, nous amène à penser que pour tendre vers un « Wake up collaborateur augmenté » :

  1. Les entreprises doivent faire preuve avant tout d’agilité et de coopération. Celles qui sont les plus performantes et compétitives ne sont plus forcément les entreprises avec le plus de moyens ou le plus de notoriété.
  2. Les entreprises doivent faire vivre de belles expériences à leurs collaborateurs, génératrices d’engagement et de notoriété (marque employeur). L’expérience collaborateur « augmentée » ne consiste pas à dire à vos équipes à quel point l’entreprise dans laquelle ils travaillent est incroyable. Mais plutôt à créer les conditions qui  vont faire de vos collaborateurs de véritables ambassadeurs (ils le feront naturellement pour vous).

 

Alors si vous souhaitez développer une approche « collaborateur centric », contactez-nous !

Leadership

Formation : manager par la confiance

13 juin 2018
quelle promesse faite au collaborateur

La confiance est une thématique chère à Cinaps, puisqu’elle est un des piliers fondamentaux de la modernité managériale et donc de la performance. Par conséquent, c’est naturellement que nous aidons nos clients à manager par la confiance, à migrer vers un modèle créateur de confiance, et à mettre en place un cercle vertueux permettant de donner le meilleur de soi-même.

 

Managers, relevez les DÉFIs de la confiance !

Développer son leadership et manager par la confiance sont devenus un enjeu majeur. Le facteur humain est la condition essentielle pour relever ce défi et révéler les idées créatrices de valeur. Si les managers étaient orientés résultats pendant plusieurs décennies, puis orientés solutions depuis une dizaine d’années, aujourd’hui ils sont amenés, en leader, à être orientés salariés.

Nous nous appliquons donc, à travers nos métiers de conseil, de formation et de facilitation, à aider à la mise en œuvre des conditions de l’expérience collaborateurs : en respectant ces derniers, en leur proposant des relations de confiance, et un environnement adapté.

Ré-engager les hommes dans leur entreprise, est notre parti-pris, ce qui à terme, booste considérablement la performance.

Nous vous proposons de découvrir, à travers un cas client, la façon dont nous avons accompagné l’Université du Management d’un établissement public à relever ce beau défi qu’est la confiance.

 

Notre intervention sur la confiance et le leadership auprès d’une Université du Management

Les besoins de notre client :

les besoins

Pour répondre à ces besoins, Cinaps a monté une formation de 2 jours, sur le thème leadership et confiance.

Les objectifs de cette formation

objectifs de la formation

Les + de cette formation

points forts de la formation

Mais aussi :

  •  Un fil rouge : « On a tous besoin de confiance pour grandir ».
    Cinaps propose un retour sur le monde de l’enfance, moment où se consolide notre confiance en la vie.
    A l’image de l’enfant qui doit relever des défis, Cinaps revisite les conditions de la confiance par le détour pédagogique de l’enfance.fil rouge enfance et défis
  • Un modèle DÉFI Confiance : une modélisation imaginée par Cinaps avec différentes dimensions de confiance.
    1- Développer les conditions de la confiance. 
    2- Etre en confiance.
    3- Faire confiance.
    4- Inspirer confiance

L’ensemble de ces dimensions constituent un cadre de référence étroitement lié au leadership tel qu’il se développe actuellement dans les organisations en transformation, notamment dans les organisations libérantes. L’expression “DÉFI de la confiance” introduit une intention pédagogique, faisant référence à la dimension multidimensionnelle de la confiance et au fil rouge de la formation.

 

 

  • Des cartes du modèle DEFI pour apprendre par le jeu 

Jeu de cartes Défi confiance by Cinaps
Nous sommes convaincus que l’on n’apprend jamais aussi bien qu’en faisant, voire en jouant. Pour cette raison, Cinaps a conçu un jeu de cartes permettant d’explorer la modélisation DÉFI Confiance, un outil pédagogique facilitant l’appropriation des contenus.

 

 

 

 

 

 

 

  • Un carnet de défis 

Nous proposons aux stagiaires de relever leurs défis de confiance, de noter leurs analyses et leurs idées pour renforcer la confiance collective.

le carnet de défis pour manager par la confiance

 

  • Des activités digitales avec Beekast:
    Grâce à l’application Beekast, Cinaps anime cette formation par des fonctionnalités et des animations interactives : brainstorming, vote, priorisation des idées, selfie…

2 minutes de Défi avec Beekast en formation 

Leadership

Infographie : tout comprendre sur le Management Libérant

16 mai 2018
management libérant infographie

 

Dans un monde qui bouge vite, et face à la complexité, les entreprises sont amenées à réinterroger leur organisation, et en particulier leur modèle managérial. Nous vous proposons ici, sous la forme d’une infographie, une synthèse d’un management, que nous définirons comme “libérant”. Il s’agit de “libérer” l’énergie, l’initiative, d’élargir les marges d’action, de permettre à chacun d’exprimer son potentiel, d’être créatif ou innovant face à la nouveauté pour faire de l’incertitude non plus un frein mais une opportunité. Une manière de manager différente, davantage fondée sur un leadership partagé. Bonne lecture !

 

le management libérant

Pédagogie

Horse Coaching, et si le bonheur était dans le pré ?

6 mars 2018
Horse coaching la complémentarité homme cheval

Co-développement, classes virtuelles, Peer Coaching, E-learning, Social Learning, les nouvelles démarches se multiplient chacune avec des sources d’inspirations variées et souvent mixées.

A l’origine de ce renouveau des modes de formation, une envie : celle de trouver la ou plutôt les méthodes qui permettront de mieux apprendre selon trois grands principes :

  1. Réintroduire le plaisir d’apprendre. C’est le principe des pédagogies actives qui recherchent une expérience « joyeuse et enrichissante » de l’apprentissage.
  2. En finir avec l’enseignement vertical, c’est-à-dire celui qui oppose sachant et apprenant.
  3. Susciter l’intérêt et la curiosité pour réveiller la créativité.

Mais existe t- il d’autres alternatives à la fois simples et innovantes ? La réponse est OUI !

 

Une approche ludique et expérientielle, le Horse Coaching

Parmi les modes d’apprentissages qui permettent de sortir des sentiers battus, il en existe un qui se distingue et fait l’unanimité tant son approche est ludique, expérientielle et extrêmement efficace, il s’agit bien sûr du Horse Coaching !

La complémentarité Homme-Cheval

complémentarité homme cheval
Doté d’un cerveau logique, l’homme sait construire une stratégie. Il sait aussi dire le contraire de ce qu’il pense, faire semblant, masquer ses émotions. Il adopte parfois des comportements par intention, par intérêt ou simplement par souci de ce qu’il pense qu’on attend de lui.

Le cheval est incapable de tels calculs. Doté d’une perception exceptionnelle de son environnement, il capte instantanément nos émotions même dissimulées. Il exprime son ressenti de façon authentique et sans interprétation. Il s’intéresse à la menace potentielle que nous représentons pour lui et adapte son comportement en fonction de ce qu’il perçoit de nos intentions et de nos émotions.

 Quelques dates clefs

1986, la création de la fédération nationale des thérapies avec le cheval définit son champ d’action comme suit : la thérapie avec le cheval est une thérapie psycho-corporelle dont le but est de réaménager les fonctions psychiques et physiologiques.

2005, la création de la société française d’equithérapie amène une dimension supplémentaire, après le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c’est à présent le soin psychique qui est mis en avant. Le cheval a fait son entrée dans le coaching, qu’il s’agisse du développement personnel ou du développement des comportements managériaux, leadership, communication, gestion de l’énergie ou encore cohésion d’équipe.

Comment ça fonctionne ?

Il n’est pas nécessaire de savoir monter. Debout à côté de l’animal, vous êtes confrontés à des exercices simples : inviter votre monture à faire un tour de manège au pas, au trot, au galop ou à changer de sens. Il faut savoir qu’une séance de horse coaching avec le cheval donne des résultats immédiatement et il est possible de faire une séance seul ou en groupe.

 

Quels champs d’applications en entreprise ?

  1. Management et motivation
  2. Leadership
  3. Communication
  4. Cohésion d’équipe, coopération
  5. Prise de recul et lâcher prise

 

Quels bénéfices en tirer ? 

 Comme le montre cette vidéo, les bénéfices sont nombreux, à titre d’exemples, nous pouvons citer :

  1. Développer la maîtrise de soi

Un « novice » constatera vite à quel point sa nervosité peut déstabiliser un cheval et comprendra aussi mieux les dommages qu’il provoque quand, au bureau, il répercute son stress sur ses collaborateurs.

  1. Clarifier ses messages

A l’inverse, quelqu’un de « charmeur » devra apprendre à donner des directives claires car s’il cherche à séduire le cheval avec des clins d’œil, ce dernier ne comprendra pas ce qui est attendu de lui.

Le cheval a cette faculté extraordinaire de nous renvoyer en miroir l’image de nous-même. Il perçoit nos incohérences, nos doutes et nos faux-semblants.

 

Quelles pistes de travail à explorer pour un manager ou un dirigeant ?

 Les 6 commandements du « Horse Coaché » :

  1. « Avant de vouloir changer les autres, sur toi tu travailleras… »
  2. « La cohérence de tes intentions avec tes émotions, tu chercheras… »
  3. « Par ton calme et ta détermination, le Leader qui sommeille en toi, tu révèleras… »
  4. « A reconnaître et accepter tes états internes, tu t’emploieras… »
  5. « Sur la communication non verbale surtout, tu t’appuieras… »
  6. « Avec bienveillance et spontanéité, tu agiras… »

 

Nous essayons trop souvent de changer les autres pour obtenir ce que nous cherchons. Le Horse Coaching bouscule nos croyances, nos certitudes en nous invitant à voir les choses sous un autre angle, celui d’un animal. Grâce à son intelligence émotionnelle surdéveloppée, il nous permet de mieux comprendre le principe « Tête, Cœur, Corps » et au passage, et a une incidence souvent magique sur notre environnement !

 

Pour aller plus loin : 

  • Lemaire, Lucien (2015). Hippocoaching : Le cheval coach – quand le corps parle, Cormelles-le-Royal: EMS,  ISBN : 978-2-8476973-9-
  • Atmadjian, Anaïs (1989). Thérapie équestre, Paris : Atmadjian
  • Chiris, Bernard et Barbier, Monica (2006). S’épanouir à cheval : Equitation et développement personnel, Paris : Belin, ISBN : 978-27011407-3-5
  • Dietmann, Ulrike (2012). Le Cheval guérisseur de l’homme : une quête de soi en 11 étapes avec le cheval pour guide, Paris : Le Courrier du livre, ISBN : 978-2-7029095-9-1
Intelligence Collective

Morning Cinaps : retour sur cette matinée de Codev

2 février 2018

 

Merci à tous pour votre présence à notre Morning Cinaps, récent petit-déjeuner conçu comme une séance de découverte et d’expérimentation du Codéveloppement.

La méthode Codev+ de Cinaps : amplifier la puissance du Codev

D’une part, cette matinée a généré de belles rencontres et a permis de présenter notre méthode Codev+. Fortement associé aux méthodes de facilitation et de créativité, le Codev+ amplifie la divergence féconde aux réflexions et apporte aux participants un plaisir sans cesse renouvelé. De séance en séance, les participants identifient de nouvelles marges de manœuvre et deviennent contributeurs de leur propre transformation.

Rien de mieux que d’expérimenter le Codev

D’autre part, nous avons aussi proposé de vivre une séance courte de Codev agrémentée de quelques astuces créatives. L’intention était de permettre à de potentiels prescripteurs de cycles de Codev de vivre eux-mêmes la méthode en 6 étapes afin d’en comprendre les ressorts et d’en ressentir la puissance « de l’intérieur ». Les clients volontaires ont pu partager une problématique et savourer les apports proposés par des consultants souvent novices mais toujours bienveillants et nourriciers, comme le veut la philosophie du Codev. La matinée a été animée par deux de nos consultantes facilitatrices, expertes en codéveloppement créatif, Nancy Gutierrez et Constance Verchère.

Au final, une formidable mise en perspective de la puissance du Codev, qui donne à réfléchir sur l’importance de questionner ses pratiques et situations professionnelles pour faire évoluer ses propres modèles d’action. Encore merci pour la qualité de nos échanges et la participation de tous !

Clin d'oeil

Quel héros êtes-vous ?

4 janvier 2018
Découvrez votre profil de héros

Cette année, nous adressons des voeux singuliers et inspirants. Les séries TV et les comportements de leurs héros sont une mine d’or, et en disent long sur le management des hommes. Alors, prenez le temps de vous identifier à un des 3 héros féminins si vous êtes une femme, ou à un des 3 héros masculins, si vous êtes un homme ; prenez conscience de vos forces et lisez les challenges professionnels et personnels que nous vous avons concoctés.

Bonne année !

Cinaps Bonne année 2018

Leadership

Et vous, quels drivers utilisez-vous ?

24 novembre 2017

Savez-vous que nous utilisons tous, selon notre personnalité, un ou deux drivers. Ces injonctions, ou « petites voix » nous poussent à adopter tel ou tel comportement. Ces messages ont, au départ, une visée positive. Mais, à l’âge adulte, ils deviennent parfois des messages contraignants. Et en cas de stress, ils influencent et orientent nos actions, et peuvent nous causer du tort. Alors quelles sont les caractéristiques de ces 5 drivers et comment trouver les antidotes pour transformer ces messages contraignants en messages positifs ? Voici quelques explications.

 

 

Que se cache-t-il derrière ces 5 drivers ?

Les Drivers (en anglais : ce qui nous conduit) sont des comportements développés lors de notre petite enfance et qui nous permettaient d’obtenir l’attention de nos parents ou tout autre figure parentale.

Taïbi Kahler, psychologue américain et analyste transactionnel a identifié 5 drivers qui sont les suivants : Sois parfait ! Fais plaisir ! Fais effort ! Sois fort ! Dépêche-toi !

Peut-être avez-vous déjà remarqué ces « petites voix », qui en cas de stress, prennent les manettes et nous pilotent. Ces messages nous empêchent de nous donner la permission de réussir pleinement ce que nous entreprenons. Un exemple : « Sois fort, sinon tu te feras marcher dessus ».

 

Les caractéristiques de chaque driver :

 

  • Fais plaisir !

Le « Fais plaisir » a besoin de se sentir accepté et aimé par tous. Il a peur de décevoir, de ne pas être bien vu. Il éprouve des difficultés à dire non et ne trouve son propre plaisir que dans le besoin impérieux de satisfaire celui d’autrui.

 

Avantages : il peut être un véritable atout dans un travail d’équipe où il œuvrera d’arrache-pied à l’amélioration de l’ambiance et de la bonne entente entre ses membres. Il aime prendre soin des autres avec des petites attentions de confort ou d’ambiance : par exemple, il pensera au café pour les pauses ou à la musique d’ambiance pour la détente.

 

Inconvénients : à force de vouloir contenter tout le monde, au risque de s’oublier lui-même, il peut se retrouver dans des situations compliquées, allant même parfois jusqu’à mécontenter les autres par manque de position claire.

  

  • Sois-parfait !

La fée qui s’est penchée sur le berceau du « Sois parfait » lui a laissé l’obligation d’être parfait en tous points, aussi ne supporte-t-il pas l’imperfection, l’à-peu-près, l’incompétence, le non fini, etc. Il voit tout de suite l’erreur ou ce qui manque et est très exigeant envers lui-même et/ou envers les autres. Il est orienté vers les objectifs et les solutions.

 

Avantages : dans une équipe de travail, il verra à coup sur toutes les imperfections, les petits détails, les choses qui ne sont pas conformes, pas idéales, etc. Il est organisé et méticuleux. Il ne laissera pas un travail en cours sans le terminer.

 

Inconvénients : son perfectionnisme peut finir par agacer par son souci du détail. Il se montre souvent perfectionniste, voire dogmatique. Pour lui rien n’est jamais fini, on peut toujours améliorer.

 

  • Fais effort !

Le Chevalier « Fais effort » a pour ambition de démontrer aux autres qu’il fait de son mieux. Il a peur de ne plus être aimé parce qu’il réussirait sans effort. Il se sent obligé de montrer à quel point il se démène, au risque d’être moins intéressé par les résultats que par le travail lui-même.

 

Avantages : dans une équipe, il aime la nouveauté et les projets. Il est plein d’énergie et entraînera les autres dans un sillon positif en suscitant l’adhésion aux projets en cours.

 

Inconvénients : il s’épuisera vite à la tâche et aura du mal à terminer un projet, car il risquerait alors de perdre l’occasion de montrer à son entourage à quel point il travaille. Le « Fais effort » s’autorise très peu de moments de plaisir et a tendance à se plaindre facilement.

  

  • Sois fort !

« Quand on est un homme, on ne pleure pas ». C’est le modèle du « Sois fort », dans lequel l’enfant apprend à ne plus exprimer ses sentiments et à taire ses besoins.

 

Inconvénients : il éprouve des difficultés à se livrer, à montrer ses blessures internes et ses faiblesses. Ainsi, le « Sois fort enfant » considère qu’il ne peut compter que sur lui-même et que « les gens bien sont ceux qui sont forts également ». II instaurera alors des relations de défi avec ses interlocuteurs : « Je me suis fait tout seul, je n’ai eu besoin de personne, ne comptez pas sur moi pour jouer les nounous ».

 

Avantages : l’aspect positif de ce message est la ténacité et la résistance. Le Sois fort s’attaquera volontiers à plusieurs projets de front pour se prouver qu’il est à même de les mener tous à bien.

 

  • Dépêche-toi !

Le « Dépêche-toi » a toujours peur de manquer de temps, quitte à ne pas ne s’autoriser à réfléchir. Lorsqu’une personne est sous l’emprise d’un driver « Dépêche-toi enfant », elle se sent contrainte à se dépêcher. Elle est toujours à court de temps et très régulièrement en retard.

Dans un « Dépêche-Toi parent », la personne attend des autres qu’ils se dépêchent. Elle est impatiente et ne supporte pas d’attendre. L’aspect positif de ce message est l’efficacité à réaliser des projets dans des délais courts. Mais l’impatience d’un individu sous l’emprise d’un « Dépêche-toi » l’empêchera parfois de se donner le temps nécessaire à la bonne réalisation du projet.

 

 

Messages contraignants, comment se soigner ? Nos antidotes.

 

Nous pouvons tous « ramollir » nos messages contraignants. Il suffit pour cela de trouver les antidotes et de se donner des permissions. Autrement-dit, de transformer le message contraignant en message positif.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais plaisir », votre antidote est : « Pense aussi à toi ! ».

Il vaut mieux d’abord s’occuper de soi, de ses intérêts pour être bien avant de vouloir s’occuper des autres, car on ne donne que ce que l’on est et il est impossible de plaire à tous et en toutes circonstances. Osez dire non au risque de déplaire, apprenez à dire avec tact des choses désagréables quand cela est nécessaire car s’il est important d’être apprécié, il est aussi important d’être respecté.

 

  • Si votre message contraignant est « Sois parfait », votre antidote est : « Sois réaliste ! ».

Il n’est pas possible de tout maîtriser, ne vous en inquiétez pas outre mesure et retirez-en une grande sérénité personnelle. Faites le deuil des réalisations parfaites, utopiques et impossibles. Acceptez vos limites et les contraintes de la réalité. Donnez-vous le droit à « l’approximation juste », car la sur-qualité coûte cher. Faites la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais effort », votre antidote est : « Réussis à ta mesure ! ».

L’essentiel dans la vie n’est pas de s’acharner mais d’obtenir des résultats. On réussit mieux ce qu’on aime et on travaille plus efficacement quand on prend du plaisir. Ajustez vos efforts en conséquence : différez les travaux trop contraignants, simplifiez vos méthodes de travail, soyez fier de vos réussites même si elles sont obtenues aisément et apprenez à vous faire plaisir.

 

  • Si votre son message contraignant est « Sois fort », votre antidote est : « Sois ouvert ! ».

Il vaut mieux prendre le risque de se montrer tel qu’on est (avec ses faiblesses et ses doutes) et dire ce qu’on pense et ressent. Donnez-vous le droit à l’erreur et donnez-le aux autres. Exprimez vos doutes, demandez de l’aide ou des conseils. Refusez la surcharge excessive, osez déléguer et faire confiance à vos collaborateurs. Arrêtez de vivre dangereusement pour montrer votre valeur…

 

  • Si votre message contraignant est « Dépêche-toi », votre antidote est : « Gère ton temps ! ».

Il vaut mieux travailler au rythme optimal en utilisant bien le temps dont on dispose. Donnez-vous des priorités et des échéances, travaillez à votre rythme, sans culpabiliser, et tenez compte de celui des autres. Efficacité n’est pas forcément synonyme de rapidité. Ecoutez les autres patiemment, sans les interrompre et prenez le temps d’approfondir.

 

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Leadership

Sport et management, même combat ?

7 novembre 2017

Faut-il être un athlète pour avoir sa place dans l’entreprise d’aujourd’hui ?

Force est de constater que les managers mais aussi leurs collaborateurs sont soumis aux mêmes exigences que les sportifs compétiteurs sur bien des points.

Objectifs ambitieux et pression des résultats, concurrence féroce, gestion de situations complexes, capacité à trouver rapidement de nouvelles alternatives qui fonctionnent, sollicitation des ressources pour faire face aux situations de doutes, d’adversité ou d’échec, endurance et efficacité sur le long terme.

Si les seules qualités physiques permettaient de garantir la victoire, on pourrait prédire le succès en se basant sur les données physiologiques. Heureusement, la technique entre en jeu mais c’est encore insuffisant. Des athlètes aux caractéristiques physiques hors normes et maîtrisant parfaitement leur art sont nombreux comme en management d’ailleurs, mais la technique seule ne suffit pas !

Le sportif de son coté, va consacrer un temps important à sa préparation (Physique, Technique, Tactique, Mentale) pour être en mesure de faire face à un maximum de contextes et de situations tout en préservant son intégrité. Mais qu’en est-il du manager ou du collaborateur en entreprise ?

Soyons humbles et objectifs : il est rarement préparé au match qui l’attend !

 

L’intégrité à long terme des employés : une préoccupation majeure

Dans le sport, le Coach a une priorité : préserver l’intégrité de son athlète. Blessé physiquement ou moralement, il ne peut plus s’entraîner ni performer. L’outil de production est donc en panne.

Dans l’entreprise, bien que des évolutions soient à relever, on est très loin de ce genre de considérations. On parle beaucoup de « Burn out ». L’intégrité physique et mentale des salariés ne fait pas encore assez partie des priorités. Dans l’univers sportif, au moindre coup de fatigue ou de blessure, les experts mettent directement en avant l’erreur éventuelle de l’entraîneur.

L’entreprise s’inspire du sport : engagement, réussite… Mais elle n’a fait que s’approprier la symbolique du sport, ce qui est visible : la performance au moment de la compétition. Elle n’intègre pas assez l’écosystème sportif en amont de la performance : les entraînements, la gestion délicate de l’intégrité physique et mentale de ses athlètes.

 

Tous des sportifs de haut niveau ?

Bien sûr, nous n’avons pas tous le même niveau d’envie ou de capacité à devenir des champions au travail et encore moins à se mettre ou remettre au sport pour cela !

Cependant, les échanges entre sport et entreprise proposent d’aller plus loin que d’installer une salle de sport dans le sous-sol de l’organisation. Avec l’adoption d’un management sur la base du modèle sportif, il ne s’agit plus uniquement d’encourager la pratique sportive mais d’adopter un mental de sportif de haut niveau.

 

D’une part, le sport véhicule des valeurs et des stratégies d’équipes très proches du management : leadership, accomplissement et dépassement de soi, capacité à mobiliser à souhait des ressources cachées, persévérance, motivation, objectifs, performance.

D’autre part, ces techniques stimulent des compétences que l’on sollicite trop peu alors qu’elles sont essentielles pour atteindre de meilleures performances ou pour réussir à s’épanouir au travail (notion de satisfaction, d’utilité et d’efficacité) : gestion des émotions, bonne condition physique, esprit collectif, mental de gagnant (ou de réussite), soutien et accompagnement continu pour booster les performances.

 

5 pistes pour appliquer les techniques du sportif de haut niveau dans mon quotidien 

  1. L’excellence dans ta préparation tu viseras

Stéphane Heulot est un ancien cycliste de haut niveau. Il est convaincu que n’importe quel collaborateur dispose d’un potentiel d’excellence qui peut être libéré grâce à des exercices pratiqués par des athlètes :

« J’ai toujours visualisé, imaginé, rêvé de mes exploits avant qu’ils ne se réalisent. Pendant chaque entraînement, je visualisais tous ces moments, convaincu qu’ils arriveraient. Dans ma position de Coach, visualiser c’est aider le coaché à ancrer sa nouvelle perception de la situation ».

Piste : écrivez et partagez une vision motivante de l’avenir pour vous même et vos collaborateurs, déclinez la en une mission puissante et traduisez la en projets ambitieux auxquels toute les équipes vont contribuer.

 

  1. Sur tes points forts tu t’appuieras

La plupart des sportifs et des équipes sportives de haut niveau le disent : les matchs se gagnent en s’appuyant sur les points forts ! Hors ce n’est pas quelque chose de naturel car on a tendance à vouloir prioritairement faire progresser ses points faibles (ce qui demande une énergie et une motivation bien plus importante). On est vraiment bon surtout dans ce que l’on aime faire et dans ce que l’on sait bien faire voir mieux que les autres ! En d’autres termes, trouvez votre (vos) point (s) fort (s), tout le monde en a ! Au-delà de la technique, Florent Manaudou s’est appuyé sur ses 2 points forts pour faire la différence et devenir champion olympique : sa préparation mentale et physique. Selon son Coach, les autres sont aussi bon techniquement !

Pistes : identifier ses points forts et voir comment les transformer en points d’excellence. Identifier ses points faibles et voir comment les neutraliser pour les amener à un niveau qui n’est pas contraignant pour l’exercice de la fonction.

 

  1. « L’expérience optimale » ou le « flow » tu rechercheras

C’est ce qui se rapporte à un sentiment de bonheur, de satisfaction et de joie intérieure que nous pouvons ressentir au moment ou nous faisons quelque chose au point de ne pas voir le temps passer. Comment y arriver ?

Clé n°1 : Trouvez le bon équilibre entre les compétences existantes ou disponibles et la complexité des tâches ou des missions à accomplir. Soyez ambitieux mais réalistes !

Clé n°2 : Vivez l’instant présent.

Dans le monde du tennis, Rodger Féderer le disait encore dans une récente interview : « je joue chaque point et frappe chaque balle en me fixant des étapes à court et moyen terme et en donnant chaque fois le meilleur de moi-même dans l’instant ». !

Une présence dans « l’ici et maintenant » permet de focaliser toute son attention sur ce que l’on fait en évacuant les pressions et les préoccupations pour ne conserver que le plaisir du jeu. Serait-ce le secret de sa longévité au plus haut niveau sur le circuit mondial ?

Approche intéressante dans un monde professionnel changeant où l’on passe souvent à un nouveau projet avant même d’avoir atteint la cible du précédent ! On parlera davantage de plaisir dans l’action instrumentale plutôt que de l’atteinte du résultat final.

 

  1. Des moments de récupération tu t ‘octroieras

Les moments de récupération sont omniprésents dans le monde sportif, que ce soit en match ou à l’entraînement. Ils ne servent pas uniquement à récupérer physiquement mais également à faire le point sur la motivation (Mental), la maîtrise du jeu (Technique), la stratégie passée et à venir (Tactique) à l’image des mi-temps pour un sport collectif (Coupe du monde en 1998 dans les vestiaires avec Aimé Jacquet) ou d’une pause pour les sports individuels (Changement de côté tous les 2 jeux au tennis par exemple).

Dans le monde professionnel, la récupération s’apparente davantage au temps légal à prendre pour compenser des horaires, une forte période de travail ou un investissement particulier. Alors que, comme nous l’avons déjà évoqué en introduction, il conviendrait de préserver sa propre intégrité physique ou mentale ou celle de ses collaborateurs.

Pistes :

  1. S’autoriser des moments et des espaces temps pour « lever le pied » et échanger sur d’autres choses que le travail (au travail).
  2. Ecouter son corps et les signaux d’alertes (les sportifs savent quand ils sont en forme et dans de bonnes conditions juste en se connectant à eux-mêmes).
  3. Organiser et gérer son temps en incluant des moments plaisir et repos

 

  1. A gérer l’échec tu apprendras

Aucun athlète de haut niveau n’a un taux de réussite de 100% mais un champion du monde peut parvenir à transformer un échec car cela est constitutif de sa performance. Un manager peut essayer de posséder cette même capacité. Pour illustrer cela, nous pouvons reprendre les propos de Nelson Mandela : « Je ne perds jamais ! Sois je gagne soit j’apprends ! ».

Autre dimension : un entraîneur sportif sait appréhender les défaites d’une équipe. Cette gestion s’appuie sur des dimensions émotionnelles, d’autant plus que la performance d’un groupe est mise sous les feux de la rampe médiatique plusieurs fois par semaine. Un Manager peut s’inspirer de ces techniques lorsque les succès ne sont pas au RDV…

Pistes :

  1. Autorisez-vous puis instaurez la notion  « d’essai-erreur »
  2. Transformez la notion d’échec en « non atteinte provisoire de l’objectif ».
  3. Acceptez que tous les paramètres de la victoire ne dépendent pas que de vous ou de l’équipe
  4. Accueillez et gérez les émotions associées (frustration, colère, déception) en acceptant le processus de deuil
  5. Analysez et remettez-vous en perspective d’une meilleure performance rapidement

 

 

Au final et même si toutes les techniques issues du monde sportif ne sont pas forcément transposables à celui de l’entreprise, l’une des sources majeures de réflexion réside sans doute dans la capacité des sportifs à faire émerger, à cultiver puis à entretenir des facteurs de motivations « intrinsèques » associés à une grande capacité d’auto-détermination.