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Laetitia Tereygeol

Leadership

Et vous, quels drivers utilisez-vous ?

24 novembre 2017

Savez-vous que nous utilisons tous, selon notre personnalité, un ou deux drivers. Ces injonctions, ou « petites voix » nous poussent à adopter tel ou tel comportement. Ces messages ont, au départ, une visée positive. Mais, à l’âge adulte, ils deviennent parfois des messages contraignants. Et en cas de stress, ils influencent et orientent nos actions, et peuvent nous causer du tort. Alors quelles sont les caractéristiques de ces 5 drivers et comment trouver les antidotes pour transformer ces messages contraignants en messages positifs ? Voici quelques explications.

 

 

Que se cache-t-il derrière ces 5 drivers ?

Les Drivers (en anglais : ce qui nous conduit) sont des comportements développés lors de notre petite enfance et qui nous permettaient d’obtenir l’attention de nos parents ou tout autre figure parentale.

Taïbi Kahler, psychologue américain et analyste transactionnel a identifié 5 drivers qui sont les suivants : Sois parfait ! Fais plaisir ! Fais effort ! Sois fort ! Dépêche-toi !

Peut-être avez-vous déjà remarqué ces « petites voix », qui en cas de stress, prennent les manettes et nous pilotent. Ces messages nous empêchent de nous donner la permission de réussir pleinement ce que nous entreprenons. Un exemple : « Sois fort, sinon tu te feras marcher dessus ».

 

Les caractéristiques de chaque driver :

 

  • Fais plaisir !

Le « Fais plaisir » a besoin de se sentir accepté et aimé par tous. Il a peur de décevoir, de ne pas être bien vu. Il éprouve des difficultés à dire non et ne trouve son propre plaisir que dans le besoin impérieux de satisfaire celui d’autrui.

 

Avantages : il peut être un véritable atout dans un travail d’équipe où il œuvrera d’arrache-pied à l’amélioration de l’ambiance et de la bonne entente entre ses membres. Il aime prendre soin des autres avec des petites attentions de confort ou d’ambiance : par exemple, il pensera au café pour les pauses ou à la musique d’ambiance pour la détente.

 

Inconvénients : à force de vouloir contenter tout le monde, au risque de s’oublier lui-même, il peut se retrouver dans des situations compliquées, allant même parfois jusqu’à mécontenter les autres par manque de position claire.

  

  • Sois-parfait !

La fée qui s’est penchée sur le berceau du « Sois parfait » lui a laissé l’obligation d’être parfait en tous points, aussi ne supporte-t-il pas l’imperfection, l’à-peu-près, l’incompétence, le non fini, etc. Il voit tout de suite l’erreur ou ce qui manque et est très exigeant envers lui-même et/ou envers les autres. Il est orienté vers les objectifs et les solutions.

 

Avantages : dans une équipe de travail, il verra à coup sur toutes les imperfections, les petits détails, les choses qui ne sont pas conformes, pas idéales, etc. Il est organisé et méticuleux. Il ne laissera pas un travail en cours sans le terminer.

 

Inconvénients : son perfectionnisme peut finir par agacer par son souci du détail. Il se montre souvent perfectionniste, voire dogmatique. Pour lui rien n’est jamais fini, on peut toujours améliorer.

 

  • Fais effort !

Le Chevalier « Fais effort » a pour ambition de démontrer aux autres qu’il fait de son mieux. Il a peur de ne plus être aimé parce qu’il réussirait sans effort. Il se sent obligé de montrer à quel point il se démène, au risque d’être moins intéressé par les résultats que par le travail lui-même.

 

Avantages : dans une équipe, il aime la nouveauté et les projets. Il est plein d’énergie et entraînera les autres dans un sillon positif en suscitant l’adhésion aux projets en cours.

 

Inconvénients : il s’épuisera vite à la tâche et aura du mal à terminer un projet, car il risquerait alors de perdre l’occasion de montrer à son entourage à quel point il travaille. Le « Fais effort » s’autorise très peu de moments de plaisir et a tendance à se plaindre facilement.

  

  • Sois fort !

« Quand on est un homme, on ne pleure pas ». C’est le modèle du « Sois fort », dans lequel l’enfant apprend à ne plus exprimer ses sentiments et à taire ses besoins.

 

Inconvénients : il éprouve des difficultés à se livrer, à montrer ses blessures internes et ses faiblesses. Ainsi, le « Sois fort enfant » considère qu’il ne peut compter que sur lui-même et que « les gens bien sont ceux qui sont forts également ». II instaurera alors des relations de défi avec ses interlocuteurs : « Je me suis fait tout seul, je n’ai eu besoin de personne, ne comptez pas sur moi pour jouer les nounous ».

 

Avantages : l’aspect positif de ce message est la ténacité et la résistance. Le Sois fort s’attaquera volontiers à plusieurs projets de front pour se prouver qu’il est à même de les mener tous à bien.

 

  • Dépêche-toi !

Le « Dépêche-toi » a toujours peur de manquer de temps, quitte à ne pas ne s’autoriser à réfléchir. Lorsqu’une personne est sous l’emprise d’un driver « Dépêche-toi enfant », elle se sent contrainte à se dépêcher. Elle est toujours à court de temps et très régulièrement en retard.

Dans un « Dépêche-Toi parent », la personne attend des autres qu’ils se dépêchent. Elle est impatiente et ne supporte pas d’attendre. L’aspect positif de ce message est l’efficacité à réaliser des projets dans des délais courts. Mais l’impatience d’un individu sous l’emprise d’un « Dépêche-toi » l’empêchera parfois de se donner le temps nécessaire à la bonne réalisation du projet.

 

 

Messages contraignants, comment se soigner ? Nos antidotes.

 

Nous pouvons tous « ramollir » nos messages contraignants. Il suffit pour cela de trouver les antidotes et de se donner des permissions. Autrement-dit, de transformer le message contraignant en message positif.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais plaisir », votre antidote est : « Pense aussi à toi ! ».

Il vaut mieux d’abord s’occuper de soi, de ses intérêts pour être bien avant de vouloir s’occuper des autres, car on ne donne que ce que l’on est et il est impossible de plaire à tous et en toutes circonstances. Osez dire non au risque de déplaire, apprenez à dire avec tact des choses désagréables quand cela est nécessaire car s’il est important d’être apprécié, il est aussi important d’être respecté.

 

  • Si votre message contraignant est « Sois parfait », votre antidote est : « Sois réaliste ! ».

Il n’est pas possible de tout maîtriser, ne vous en inquiétez pas outre mesure et retirez-en une grande sérénité personnelle. Faites le deuil des réalisations parfaites, utopiques et impossibles. Acceptez vos limites et les contraintes de la réalité. Donnez-vous le droit à « l’approximation juste », car la sur-qualité coûte cher. Faites la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire.

 

  • Si votre message contraignant est « Fais effort », votre antidote est : « Réussis à ta mesure ! ».

L’essentiel dans la vie n’est pas de s’acharner mais d’obtenir des résultats. On réussit mieux ce qu’on aime et on travaille plus efficacement quand on prend du plaisir. Ajustez vos efforts en conséquence : différez les travaux trop contraignants, simplifiez vos méthodes de travail, soyez fier de vos réussites même si elles sont obtenues aisément et apprenez à vous faire plaisir.

 

  • Si votre son message contraignant est « Sois fort », votre antidote est : « Sois ouvert ! ».

Il vaut mieux prendre le risque de se montrer tel qu’on est (avec ses faiblesses et ses doutes) et dire ce qu’on pense et ressent. Donnez-vous le droit à l’erreur et donnez-le aux autres. Exprimez vos doutes, demandez de l’aide ou des conseils. Refusez la surcharge excessive, osez déléguer et faire confiance à vos collaborateurs. Arrêtez de vivre dangereusement pour montrer votre valeur…

 

  • Si votre message contraignant est « Dépêche-toi », votre antidote est : « Gère ton temps ! ».

Il vaut mieux travailler au rythme optimal en utilisant bien le temps dont on dispose. Donnez-vous des priorités et des échéances, travaillez à votre rythme, sans culpabiliser, et tenez compte de celui des autres. Efficacité n’est pas forcément synonyme de rapidité. Ecoutez les autres patiemment, sans les interrompre et prenez le temps d’approfondir.

 

Vous souhaitez aller plus loin et savoir comment accompagner vos collaborateurs en fonction de leurs drivers. Contactez-nous !

 

Transformation

Transformer la culture managériale

24 octobre 2017

Sur le numéro spécial d’octobre de la revue PERSONNEL, à destination des DRH, Damien Gauthier, fondateur et dirigeant de Cinaps, s’exprime sur les évolutions et les nouveaux modes de management. L’occasion de découvrir notre philosophie d’accompagnement qui vise à aider l’entreprise à trouver par elle-même et en elle-même ses propres solutions. Pour découvrir l’article, cliquez sur le bouton ci-dessous.

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Innovation - Digital

Digital et formation, quels sont les enjeux ?

23 octobre 2017
Damien Gauthier, le dirigeant de Cinaps prend la parole. Une interview clef sur la façon dont le digital accélère nos business models, nos pratiques, et fait évoluer le monde de la formation. La digitalisation de la formation implique certes la mise en place de nouveaux outils mais aussi et surtout l’accompagnement des hommes dans cette transition culturelle.
Transformation

Un besoin de changer d’ère ?

20 octobre 2017
Campagne publicitaire-Prêts à changer d'ère ?

Êtes-vous prêts ? Rencontrons-nous, nous travaillons quotidiennement pour favoriser l’émergence de nouvelles cultures managériales ; nous aidons les entreprises à lever les freins à leur développement et ainsi à impulser de nouveaux projets. Pour nous contacter, cliquez ici.

 

Ci-dessous, un aperçu de notre dernière campagne presse sortie dans la revue Personnel du mois d’octobre.

 

Campagne Cinaps pour revue Personnel-Octobre 2017

Coup de coeur

Slow business = better business

17 octobre 2017

A l’heure où tout s’accélère, paradoxalement, nous n’avons jamais autant parlé de pause, de déconnexion, voire de Slow Business. Une grande curiosité sur le fait de travailler et de manager autrement et sur une telle antinomie entre les termes slow et business, m’ont amené à analyser de plus près cette tendance du Slow.

Alors, octroyez-vous quelques minutes pour lire cet article. Car détrompez-vous, le Slow Business n’est ni l’apanage des fainéants, ni un effet de mode. Déchargés de cette culpabilité, pourquoi ne pas essayer de décélérer, d’être plus créatif, d’inventer de nouveaux rythmes, d’être plus patient et plus endurant ? Et si finalement, vous acceptiez d’être lents à certaines périodes, pour être plus rapides le moment venu ? Car comme le montre Pierre Moniz-Barreto, dans son livre Slow Business, grâce à des modes de management orientés slow, des entreprises ont pu gagner en efficacité, en mieux être et en performance économique.

 

Adopter un nouveau rythme : le Tempo Giusto

La notion de Tempo Giusto est souvent citée comme référence. Transposée au domaine du business, elle dénonce le dogme de la vitesse comme condition de performance, et préfère la notion de juste temps.

Quelques principes pour diriger ses activités en chef d’orchestre selon Jacques Porte, pionnier de la musicothérapie en France :

  • Nous devons sans cesse trouver une harmonie entre les rythmes à créer, les rythmes auxquels nous sommes soumis et notre propre rythme.
  • Le rythme permet de distinguer des temps forts « temps existentiel » et des temps faibles « temps essentiel ». Le premier, d’ordre social et compétitif, relève d’une dictature de l’instant et va vite. Le second, réclame de la lenteur, et fait pénétrer dans une dimension temporelle plus vaste, plus profonde, plus consciente.
  • L’intégration du principe de décélération permet d’améliorer la performance globale des individus et des collectifs.
  • De la vitesse, toujours, mais des pauses, des intervalles, qui favorisent la concentration et une intériorité.

 

Repenser son rapport au temps

Le mouvement du Slow Business propose de repenser notre manière de travailler, et cela passe également par un autre rapport au temps.

Il n’implique pas forcément une apologie inconditionnelle de la lenteur, mais une meilleure maîtrise de son temps. Voir l’interview d’Yvon Chouinard, patron de Patagonia.

Quelques exemples pour illustrer ce meilleur rapport énergie-temps :

  • L’exemple de Thierry Marx avec le judoka. Chef à la tête du Mandarin Oriental, Thierry Marx s’inspire au quotidien des valeurs du judoka dans son management (exigence mais aussi souplesse, patience, réflexion et humilité) et privilégie toujours le meilleur rapport énergie-temps (choisir une solution qui comporte un maximum d’efficacité pour un minimum d’effort). C’est le fameux « le mieux est l’ennemi du bien » !

Il pousse ses équipes à plus d’efficacité, n’hésitant pas à décrocher et à amener régulièrement ses collaborateurs à l’institut national du judo. Ce ne sont pas des moments perdus, mais des temps qui contribuent à souder les membres de ses équipes en s’inspirant de la philosophie des arts martiaux.

  • Jason Fried, entrepreneur américain à la tête de 37signals, lutte contre les méfaits du temps toxique et prône la qualité du travail plus que la quantité. Ses conseils :
    • Éviter les distractions, les coupures de rythme. Les interruptions sont toxiques.
    • Eviter la réunionite.
    • Acquérir un mode de travail plus sain comportant des occupations non professionnelles. S’aérer le cerveau, relativiser ses problèmes, stabiliser ses humeurs, améliorer les énergies. Ses collaborateurs développent ainsi une capacité à se ré-impliquer dans leur travail d’une façon renouvelée.
    • Eviter l’excès d’urgence.

 

Le business à l’écoute de la nature : biomimétisme et chronobiologie.

Et si nous apprenions à diriger nos activités en nous inspirant des grands principes temporels issus de la nature ?

  • Le biomimétisme : la nature comme modèle nous enseigne bien des choses. Resituer nos activités court-termistes dans une perspective plus longue ; sortir de notre zone de confort ; savoir être patient dans un contexte « speedé » et flexible dans un cadre rigide ; être ouvert aux influences extérieures ; accepter des cycles de transformations incessants, l’incertitude, etc.
  • La chronobiologie : c’est le fameux « connais-toi toi-même » qui s’applique aux unités de temps de travail. L’idée est d’être le plus possible en accord avec ses rythmes naturels. Certains d’entre nous sont des « alouettes », soit des lève-tôt et des couche-tôt, alors que d’autres sont des « hiboux », soit des lève-tard et des couche-tard. Le Slow Business ne fait qu’encourager ce genre de distinction : un temps flexible, pas de contrôle des horaires, plus de confiance.

 

8 orientations pratiques de « Slow Business » :

  • Favoriser le temps partiel, le temps souple, le temps nomade.
  • Encourager le temps de la gestation dans les processus créatifs et décisionnels.
  • Privilégier le temps de la vision : avantager les stratégies à long terme, inscrites dans un projet d’entreprise générateur d’horizon et de sens.
  • Donner du temps à l’écoute.
  • Gagner en capacité de discernement.
  • Développer et mettre en pratique son intuition.
  • Savoir dire non.

Le classement des entreprises où il fait bon vivre :

Classement de Great Place to Work.

Intelligence Collective

Cinaps Pops : la démarche d’entreprise libérée

5 juillet 2017

Animer notre réseau de partenaires

Cinaps lance les Cinaps Pops, des petits-déjeuners au profit de nos partenaires. Le principe est simple, pour chaque « beforework », un consultant, formateur ou coach soumet un sujet et partage une pratique ou un thème qui lui est cher.

Découvrez en images, notre Cinaps Pops sur la démarche d’entreprise libérée. Plus récemment le thème du Leader Intuitif, était abordé dans la Cinaps Pops de juin.

Innovation - Digital

Découvrez notre dernière Cinaps Academy sur l’innovation

1 novembre 2016

Au sein de Cinaps, nous regroupons toute notre équipe, 2 fois par an, pour prendre de la hauteur, partager, phosphorer et grandir. C’est pourquoi nous avons créé la Cinaps Academy. Pour cette journée, notre thème était l’innovation.

 

L’objectif : révéler notre potentiel d’innovateur.

En choisissant Changez d’ère comme baseline, nous nous devons d’être innovant et créatif pour mieux accompagner nos clients. Ce dernier événement marque le début d’un parcours sur l’innovation où seront abordés les thèmes du digital, de la créativité, etc.

Alors qu’avons-nous fait ?

Nous avons choisi un lieu unique :

La magie d’un loft insolite, un écrin de verdure au plein cœur de Paris pour nous inspirer et se concentrer.

Nous nous sommes rapprochés de ceux qui innovent au quotidien :

Orsolya Sadik-Rozsnyai (ESSCA) est intervenue pour animer un workshop, car nous voulions mieux comprendre l’innovation et penser à de nouvelles expériences clients. Qu’est-ce que l’innovation ? En quoi cela nous concerne-t-il ? Quelle démarche mettre en place pour porter des projets novateurs ?

Nous avons allié travail et plaisir :

Une inclusion et une déclusion qui font écho à l’ADN créatif de Cinaps.
Et enfin, parce que nous tenions à une journée innovante de A à Z, nous avons convié une foodista chevronnée et passionnée, Sophia Young. Au menu, une cuisine du monde subtile et colorée.

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